Affacturage

Recrudescence d’acteurs du BTP faisant appel à l’affacturage

Depuis plusieurs années, l’affacturage pour les BTP se développe de plus en plus. Découvrez comment cela fonctionne ?

Affacturage et BTP

Depuis plusieurs années, certains acteurs du marché de l’affacturage s’intéressent au secteur du BTP que ce soit dans la construction, l’artisanat et ou les travaux publics. En 2021, ce secteur connait une importante hausse avec un rebond d’activité de presque 10% malgré un contexte global compliqué. Dans cet article, nous faisons le point sur l’affacturage pour le BTP, une solution simple à mettre en place pour améliorer la trésorerie et assurer la reprise d’activité ou son développement.

Affacturage et la situation de travaux

Dans le secteur du BTP, les chantiers s’étalent souvent sur des périodes assez longues. Pour ne pas attendre la fin définitive des travaux, il est donc généralement pratiqué un cadencement ou une facturation par étape. Cela permet à l’entreprise réalisant des travaux de facturer en fonction de l’avancement de sa prestation et de la validation des étapes.

Pour la société ? L’affacturage lui permet de faire financer des factures intermédiaires validées par le maître d’œuvre ou le maître d’ouvrage. Grâce à l’affacturage, l’entreprise peut améliorer sa trésorerie et financer son BFR.

Pour le factor ? Ces situations de travaux peuvent présenter un risque car la prestation n’est pas totalement terminée et peut entrainer une remise en question de la facture finale à payer. Elles n’ont également pas le statut juridique de la facture, mais simplement celui d’un acompte.

Pour finir, le factor a un risque de ne pas se faire rembourser par le donneur d’ordre les acomptes financés en cas de liquidation du prestataire de service ou d’interruption du chantier.

Le factor va donc exiger la remise de justificatifs prouvant la réalisation de la prestation et sa validation :

  • Une copie du marché signé, du contrat, du bon de commande, et en cas de sous-traitance, une copie du contrat de sous-traitance.
  • Les factures de situations validées, signées, datées et tamponnées par le donneur d’ordre.

Cet exemple vaut à la fois pour les marchés privés et pour les marchés publics où les délais de règlements peuvent être encore plus longs.

Affacturage et la sous-traitance

Dans plusieurs secteurs d’activité, et notamment le transport ou le BTP, il existe un risque d’action directe en paiement du sous-traitant. En résumé, « dans certains cas déterminés par la loi, le créancier peut agir directement en paiement de sa créance contre un débiteur de son débiteur ». Cette spécificité française est un risque complémentaire pour le factor en cas de faillite du « vendeur ». En effet, le factor pourrait ne pas être payé par le client final si celui-ci rémunère directement le sous-traitant.

Pour se prémunir contre ce risque, le factor peut décider de mettre en réserve. Il décide donc de ne pas financer une partie de l’encours fournisseurs lié à la sous-traitance concernée par l’action directe en paiement.

Les factors et le BTP

Il existe aujourd’hui plusieurs acteurs de l’affacturage qui s’intéressent au secteur du BTP. Chacun a ses propres définitions du risque ainsi que ses critères de sélection en fonction de l’activité, de la date de création de l’entreprise et du niveau de sous-traitance.

C’est la raison pour laquelle, être accompagné par un courtier permet d’être conseillé au mieux pour négocier et mettre en place son contrat d’affacturage. L’analyse des risques et la connaissance du marché permettent de choisir le bon partenaire et maximiser la quotité de financement.